
Le deuil
Le service funèbre réformé est tout entier guidé par la conviction que l’Eglise n’est pas l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Son sens n’est pas de prier pour le repos de l’âme du défunt. Pour la foi réformée, le salut est une question réglée une fois pour toutes et il n’y a plus à y revenir.
Dès lors, le service est axé sur deux idées-force.
La première est de dire adieu à celui /celle qui n’est plus, en rendant grâce pour ce qui a été accompli et en soldant les comptes éventuels. Il s’agit d’éviter l’éloge – l’être humain est pécheur - sans oublier le parcours singulier de la personne.
La seconde est de s’adresser aux vivants. Ce sont la famille, les amis, les connaissances placés devant la mort qui ont besoin d’entendre la parole chrétienne de consolation et d’espérance.
D’ordinaire, le service au temple est suivi de l’inhumation au cimetière, ou une brève prière est alors prononcée. Il peut arriver que la famille choisisse l’ordre inverse, plus conforme à la tradition réformée. Au service dans l’intimité familiale au cimetière fait suite le culte public.
Jadis les tombes protestantes se signalaient par un verset biblique, une manière de rappeler que l’Ecriture Sainte reste la compagne de l’être humain jusque dans la mort.